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Amélie en dehors des sentiers battus

avec Sylvie Espérou,
Directrice des Thermes

Sylvie Espérou, a commencé sa carrière à Amélie en 2000.

Après des débuts prometteurs au Service Clientèle, elle a ensuite fait ses armes en tant que Directrice des Thermes de Lamalou, en 2006 à seulement 30 ans, avant de prendre la Direction d’Amélie. 

Eprise de nature et passionnée par sa région, elle nous livre ici quelques secrets bien gardés sur sa station et ses environs, ainsi que de sympathiques façons de les découvrir.

 

 

Entretien avec Sylvie espérou

Le Magazine Thermal (LMT) : Amélie est une station chargée d’Histoire et d’histoires … pouvez-vous la raconter à nos lecteurs ?

Voûte romaine

Sylvie Espérou (SE) : Ce sont les Romains (entre 118 av JC et l'an 413) qui donnent son premier nom à notre cité, elle s'appelle alors Aquae Calidae. Ils bâtissent en 180 un établissement thermal remarquable dont il nous reste aujourd'hui une salle de la piscine et une voûte romaine dont l'état de conservation la classe comme la plus belle d'Europe.

En 820, la voûte romaine sert de monastère à une communauté bénédictine qui obéit à la règle de St Benoît de Nurcie, règle imposée par Louis le Pieux pour réunir toutes les communautés religieuses, notre cité s'appelle alors le Lieu des Bains : El LLoch del Banys.

Entre le Moyen Âge et le 17ème siècle, les frontières de la France sont très mouvantes. De nombreuses guerres entre ducs, comtes et barons, mais aussi entre la couronne de France et celles de Catalogne et d’Aragon modèlent la géographie de la région. ... il faut attendre le Traité des Pyrénées en 1659 pour que notre cité s'équipe d'un bastion de défense pour marquer la frontière, nous devenons Fort les Bains.

LMT : Mais n’est-ce pas à partir du XIXème siècle qu’Amélie devient Amélie ?

SE : En effet ! En 1813, le Dr Hermabessière, rachète au Comité Révolutionnaire les ruines des Thermes Romains, il veut faire de sa commune une cité thermale et climatique qui devient alors les Bains d'Arles. On y est presque !

La même année le général De Castellane projette la construction d'un établissement thermal militaire. La municipalité n'est pas enthousiaste d'accueillir en son sein des hussards de Napoléon dont la réputation n'est plus à faire ! Alors que la ville se développe avec des propriétés de villégiature et des gens de bonne famille. Il faudra le soutien du roi Louis Philippe pour que le projet voit le jour. Il rebaptise la ville par décret du 7 avril 1840 : Amélie-les-Bains, empruntant à son épouse son prénom et la nommant aussi future patronne des Thermes Militaires. En 1855, l'Hôpital Thermal des Armées voit le jour.

LMT : Et qu’en est-il de l’époque contemporaine ? Comment Amélie est-elle devenue l’une des stations phares de la Chaîne Thermale du Soleil ?

Amélie

SE : En 1977, Adrien Barthélémy, fondateur de la Chaîne Thermale du Soleil en 1947, achète les Thermes Romains et les Thermes Pujade.

En 1986, les Thermes Pujade sont détruits et remplacés par les Thermes du Mondony qui sont inaugurés le 10 avril 1988.

Aujourd'hui la station thermale d'Amélie se classe en 5ème position sur les 105 stations en termes de fréquentation. 

LMT : Avec les Thermes du Mondony et le redéploiement des Thermes Romains, les curistes bénéficient aujourd’hui de soins de pointe. Quels sont vos préférés ?

Cataplasmes

SE : J’aime particulièrement les cataplasmes : ces doux rectangles de boue appliqués à 48 degrés, sont un excellent antalgique pour les muscles douloureux et les nuques raidies par le travail au bureau.

Il y a quelques mois, nous nous sommes aussi dotés d’aérobains, et je dois avouer que ce soin est formidable avec le massage de milliers de microbulles qui décontractent et apaisent les tensions musculaires durablement.

LMT : Quelles sont vos bonnes adresses pour boire un verre ou partager un déjeuner ?

SE : Pour boire un verre à Amélie, la petite place du Marché est très sympathique.

Notre région est l’une des plus ensoleillées de France, et le déjeuner en terrasse y est une tradition. J’aime beaucoup celle du Restaurant de l’Hôtel du Roussillon, qui bénéficie d’une très belle vue sur un grand jardin et la piscine de l’hôtel. Sinon, pour une expérience chaleureuse avec les catalans, il faut absolument aller déjeuner Chez Jeanne, au Tech, en montant vers Prats-de-Mollo. Jeanne a 82 ans, elle cuisine depuis toujours dans cette coquette auberge les petits plats de sa Grand-Mère. Au cours du repas, elle vient papoter et c’est un moment délicieux … 

LMT : Et que recommanderiez-vous à nos lecteurs pour un souvenir qui sorte des sentiers battus ?

SE : La randonnée botanique avec Marion, accompagnatrice moyenne Montagne, qui est programmée régulièrement au départ des Thermes.

Sinon, pour un souvenir gourmand, le Restaurant « La guinguette du Lac » pour une séance de Cinéma Muet - Accordéon en plein air, au bord de l’eau, à Saint Jean Pla de Corts.

(juin 2014)